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16 jours d’activisme contre les VBG : La violence sexuelle est un crime à punir


Publié Tuesday 17 January 2017
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Les femmes élues doivent être aux côtés de la femme rurale pour l’aider à saisir la justice burundaise en cas d’agression sexuelle, c’est un clin d’œil fait par Hon. Spés Caritas Njebarikanuye, vice présidente du Sénat burundais, à l’occasion du lancement des 16 jours d’activisme contre les violences sexuelles faites aux femmes et filles, c’était à Muramvya le 2 décembre 2016.

S’exprimant lors des cérémonies qui se sont déroulées au chef-lieu de cette province, Hon. Njebarikanuye a mis en garde les maris qui abusent sexuellement leurs épouses, ou qui exploitent sexuellement les jeunes filles : « Cela constitue un crime grave et le gouvernement du Burundi ne fermera pas l’œil sur ce crime », a-t-elle rappelé.

En comparaison avec la jeune canne à sucre qui n’est pas bonne à consommer, elle décourage les hommes, et surtout les enseignants qui détournent les jeunes filles vers les pratiques sexuelles. « C’est vraiment une honte dans la société et nous devons les écarter pour bannir ce crime », a-t-elle insisté. Elle a profité de cette journée pour lancer un appel pressant à toutes les filles burundaises à continuer leurs études afin de bien préparer leur avenir.

Hon. Njebarikanuye a invité les mariés à abandonner l’adage rundi ‘Niko zubakwa’( qui se traduit littéralement ‘c’est comme ça que ça fonctionne chez les mariés’), faisant comprendre aux femmes qu’elles doivent accepter, s’habituer et surtout garder secrets sur les mauvais traitements leur infligés par leurs maris.

De sa part, Martin Nivyabandi, Ministre des Droits de la personne Humaine, des affaires Social et du Genre, qui était également présent lors de ces cérémonies, a appelé les maris à rester à coté de leurs femmes pour les aider dans les travaux ménagers, les protéger et les sécuriser car, selon lui, elles sont un don de Dieu.

Il a demandé aux parents d’initier leurs enfants dès l’âge primaire au respect mutuel, à l’amour du prochain, à faire tous les travaux sans distinction aucune à la maison. « C’est par là que les garçons sauront qu’ils sont vraiment égaux à leurs sœurs et apprendre à les respecter », a-t-il renchéri.

Une attention particulière a été placée sur les violences faites aux femmes et filles. S’exprimant au nom du système des Nations Unies au Burundi, Suzanne Mandong, Représentante du FNUAP au Burundi, a déploré que plusieurs femmes sont victimes d’oppression, de surcharge des travaux ménagers alors que leurs partenaires ne font que passer des heures dans des cabarets, alors que ce sont eux malheureusement qui récoltent et vendent toute la récolte au détriment de la femme.

« Des femmes sont battues et maltraitées dans les ménages, dans leurs services respectifs pour ne citer que cela », a-t-elle ajoutée.

Pour Suzanne Mandong, la fille est également victime de l’oppression en milieu scolaire. « A l’école, bon nombre de filles sont maltraitées par leurs frères en classe, par leurs enseignants qui les incitent à coucher de force avec eux pour avoir des points, avec comme conséquence le risque d’attraper des maladies sexuellement transmissibles, le VIH/SIDA, de contracter des grossesses non désirées pouvant les faire chasser de l’école », a-t-elle regretté.

La Représentante du FNUAP au Burundi a déploré que ces enseignants qui trainent ces élèves ne soient pas poursuivis par les juridictions burundaises où même s’ils sont par hasard condamnés, ils ne passent que quelques mois en prison à cause de la corruption.

Elle a demandé avec insistance que ce crime soit sévèrement puni pour mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles, parce que, selon elle, ces violences sont une agression contre l’ensemble de la communauté et leur impact affecte durablement plusieurs aspects de la vie du pays, notamment l’économie, la santé, l’éducation, la cohésion ou encore l’harmonie sociale.

« Agissons pour ne plus vivre avec des consciences blessées car, souvent, les victimes sont nos chères ou nos proches: nos femmes, nos mères, nos sœurs, nos filles, nos collègues ou nos voisins », a-t-elle poursuivi.

Alors que la province de Muramvya est connu comme la première province avec moins de victimes des violences basées sur le genre, 68 femmes et filles ont subis des violences sexuelles, 17 autres victimes des violences physiques alors que 183 femmes ont connu des traumatismes psychologiques par leur mariés et ce depuis janvier jusque novembre 2016, selon Emmanuel Niyungeko, Gouverneur de cette province. Il a appelé la population en générale et celle de la province Muramvya en particulier à rompre avec les vieux coutumes et mœurs qui favorisent ou permettent aux hommes d’opprimer leurs partenaires.

Cette cérémonie qui avait vu la participation de plusieurs autorités du pays et celles des organisations des Nations Unies, ainsi que les ambassadeurs accrédités à Bujumbura, a débuté par un défilé des associations féminines, des élèves, des femmes ex-combattantes ainsi que des femmes policières et militaires tous portant des banderoles avec des messages appelant à l’éradication et à la dénonciation des violences faites aux femmes et aux filles, et à soutenir les victimes des violences basées sur le genre.




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